
Cathy Suarez est née à Dakar en 1967. Après avoir passé 10 ans dans l’entreprise familiale, la REGIE IMMOBILIERE MUGNIER, elle décide de reprendre des études de photographie.
En 2002, elle s’inscrit à l’EFET à Paris d’où elle ressort avec un diplôme d’Etat. En 2003, elle poursuit ses études à Barcelone pour une spécialisation en photoreportage à l’école de photographie CEV.
Après avoir tâté plusieurs types de photographie, elle préfère se spécialiser dans les portraits et les reportages sur les gens. Touchée par les traditions et les cultures des pays qu’elle visite, elle prépare sa première exposition en photographiant des regards d’enfants. Cela ne l’empêche de poursuivre la photographie de paysages, ce qui fera l’objet d’une exposition sur les îles du Cap-Vert puis de s’essayer sur la photographie en macro, technique fortement utilisée lors de sa troisième exposition sur l’eucalyptus.
Malgré tout, sa photographie préférée reste celle qui touche aux portraits et plus particulièrement ceux des enfants.
Protection de l’environnement
Au Sénégal, elle côtoie depuis de nombreuses années Haidar EL ALI, grand écologiste fortement impliqué dans la protection de l’environnement. Avec lui, elle fera plusieurs campagnes de sensibilisation auprès des jeunes, tant pour la protection de la mer comme pour la reforestation au Sénégal.
Ses expositions
Sa toute première exposition aura lieu à Moya, ville liée à son enfance aux Canaries, durant les vacances d’été.
En Juillet 2005, l’Ambassadeur des îles du Cap-vert au Sénégal qui savait qu’elle faisait un travail sur son pays, lui demande de l’exposer à Dakar pour l’anniversaire des 30 premières années d’indépendance. A continuation, elle exposera au musée de l’IFAN. Le thème est « Vie et traditions du Cap-Vert ».
Du 16 au 29 octobre 2006, elle participe à une exposition collective à Las Palmas de Gran Canaria. L’exposition s’intitule « Le prix des pirogues » et reprend des photographies publiées par le journal CANARIAS 7. Il s’agit d’expliquer que les départs en pirogue depuis la Casamance ont un effet dévastateur dans la région, non seulement sur un plan économique mais aussi pour l’écologie car ce sont des forêts entières qui sont dévastées pour coupes les bois nécessaires à la construction de ces pirogues gigantesques. Les canariens apprécient cette nouvelle façon d’envisager les problèmes liés à l’émigration et Cathy est invitée à donner son point de vue dans des émissions de télévision telles que « El callejón de la luna » ou de nombreuses radios. Elle donnera même des conférences pour étayer ses propos.
Le 19 décembre 2007, elle change de registre en exposant « Eucalyptus » en collaboration avec son amie Claudia Heller spécialisée dans la création de bijoux. L’été antérieur, l’île de la Grande Canarie voit la moitié de sa superficie forestière dévastée par des incendies criminels et ensemble elles décident de vendre un tableau fait de photographie et d’un pin à l’effigie d’une graine d’eucalyptus. Grâce à elles et à leur collaboration avec le ROTARY INTERNATIONAL DE LAS PALMAS et FORESTA, une O.N.G. spécialisée dans la reforestation, une cinquantaine d’arbres d’essences précieuses et autochtones pourront être replantées dans le sud de l’île, principalement atteint par le fléau. L’exposition aura beaucoup de succès, au point d’être représentée 3 fois dans des lieux et des villes différentes.
Du 28 novembre au 14 décembre 2008, Cathy change encore une fois de registre, tout en restant dans l’environnement. Elle présente pour la première fois son exposition « LE PLASTIQUE EN AFRIQUE » à la Maison de la Culture de San Mateo, lieu important dans le milieu de la culture de la Grande Canarie. D’ailleurs, son succès ne se dément pas et l’exposition permettra de dépasser tous les quotas de visite jusque là enregistrés durant l’année 2008. Pourtant, Cathy ne considère pas ses photos comme une œuvre artistique mais plutôt comme une nouvelle sensibilisation aux réalités vécues sur le continent africain. Et c’est certainement ce qui plaît aux canariens car elle vit entre deux pays, le Sénégal et l’Espagne et sa vision de l’Afrique lui permet souvent de souligner des aspects passés inaperçus dans le quotidien africain.
Ses expériences
Cathy collabore tout d’abord avec le magazine GRANAZUL MAGAZINE qu’elle met en place avec celui qui deviendra son mari, Oscar RAMIREZ MESA. Elle apprend ainsi à maquetter un journal et gère les photographies, parfois les siennes ou d’autres collaborateurs photographes et reporters. GRANANZUL MAGAZINE est spécialisée dans les sports liés à la mer.
En parallèle, elle devient collaboratrice d’une agence de presse, ACFI PRESS qui l’envoie essentiellement photographier des personnes célèbres, des politiciens ou des évènements socioculturels ou politiques. Cela lui permet de mieux se familiariser avec le monde de la presse et les méthodes de travail utilisées.
Enfin, elle devient collaboratrice free-lance de CANARIAS 7 dans son édition du Dimanche. C’est un quotidien canarien, le deuxième acheté et lut aux îles Canaries. Là, elle se spécialise dans les reportages socioculturels. Plusieurs de ses reportages auront lieu au Sénégal, son pays de prédilection.
Ses objectifs
Cathy pense que la meilleure façon d’aider son prochain, c’est de permettre la sensibilisation et la transmission d’information aux nouvelles générations avant qu’il ne soit trop tard. A son échelle, elle espère éveiller la conscience humaine sur la nécessité de prendre des décisions pour protéger un environnement et une nature qui ne nous appartient pas et qui doit être transmise aux enfants.
Son travail actuel s’inscrit donc dans cette optique de montrer qu’il faut envisager que le plastique est un bien largement utilisé et qu’il n’est pas mauvais en tout. Il fait partie de notre vie quotidienne et il faut respecter cela.
La loi actuelle votée au Sénégal et qui interdit toute utilisation ou importation du plastique dans ce pays n’est pas applicable car elle ne tient pas compte de l’implication du plastique dans la vie de tous les jours, pour l’ensemble des citoyens sénégalais. Pour prendre un exemple simple, même une voiture utilise du plastique comme revêtement, faut-il interdire son importation ?
Le plastique en soi n’est pas une mauvaise chose puisqu’il permet à de nombreuses femmes d’avoir un récipient solide et léger pour transporter l’eau nécessaire dans les foyers. Toutefois, lorsque le plastique est usé, cassé, il est alors abandonné dans les contrées et c’est là qu’il devient néfaste. En effet, non seulement il recouvre des hectares de terres souvent cultivables, mais encore il a tendance à être avalé par des bêtes qui en meurent. Et puis surtout, il met de très nombreuses années à se désagréger. Parmi les désagréments causés, il ternie l’image idyllique du Sénégal auprès des touristes qui préfèreront, pour le même prix, visiter des contrées plus sauvages et mieux entretenues.
Du 7 mai au 7 juin 2010, vous pourrez visiter l’exposition LE PLASTIQUE EN AFRIQUE à l’OCEANIUM, à Dakar. Elle est présentée dans le cadre de la 9ième édition de la BIENNALE DE DAKAR, dans le programme des off.
Par la suite, elle fera sûrement l’objet d’un circuit itinérant afin de poursuivre la sensibilisation sur ce thème dans le pays.